Nutri-Score : comment bien l’utiliser ?

Nutriscore

Comment le logo à 5 couleurs que l’on voit sur de plus en plus de produits peut-il favoriser une alimentation équilibrée? Il faut pour cela qu’il soit bien expliqué et resitué dans un contexte plus global, estiment de nombreux experts et professionnels de la santé.

Le Nutri-Score, ce logo à 5 lettres (de A à D) et 5 couleurs qui figure sur la face avant de nombreux emballages, vous connaissez ? Ce système évalue la qualité nutritionnelle de 100 g de produit. Il est recommandé par les instances de santé publique dans plusieurs pays européens, dont la Belgique. Bien qu’il ne soit pas obligatoire, Nestlé a choisi de le faire figurer sur ses produits pour faciliter l’information de ses consommateurs. Et cela nous incite encore plus à améliorer la qualité nutritionnelle de nos produits.

Nutri-Score: les professionnels de la santé mobilisés

Mais le Nutri-Score suscite de nombreuses questions, et il faut bien s’y connaitre pour apporter une réponse juste. Avec la digitalisation, une multitude d’informations circule notamment sur les réseaux sociaux, et il n’est pas facile de s’y retrouver. Les professionnels de la santé ont un rôle à jouer pour faire passer la bonne information. C’est pour faciliter la pédagogie du Nutri-Score que Nestlé a organisé, dans le cadre de sa plate-forme Nutrition Square à l’attention des professionnel de la santé, un évènement sur le Nutri-Score à l’ère de la digitalisation*. De nombreux experts et professionnels de la santé ont échangé leurs expériences sur les questions qui se posent, les erreurs de compréhension les plus fréquentes, et la façon d’y répondre, y compris par l’utilisation des réseaux sociaux.

Voici les points qui méritent le plus d’être clarifiés.

Chloé de Smet

Petit mémo pour le Nutri-Score

  • D’où vient le Nutri-Score ? il a été développé par des chercheurs indépendants en France, il est la propriété de Santé Publique France. Il est recommandé par les instances de santé en France, Belgique, Suisse, Allemagne, Espagne, aux Pays-Bas et au Luxembourg.
  • Le Nutri-Score permet de comparer la qualité nutritionnelle de produits au sein d’une même catégorie. Comparer une limonade light à du saumon fumé n’a pas de sens.
  • Un produit avec un Nutri-Score A ne peut pas être mangé sans limites, et un produit avec un Nutri-Score D ne doit pas être banni: il importe de tenir compte de la portion ainsi que de la fréquence de consommation.
  • Les frites surgelées ont un Nutri-Score A ou B telle que vendues (c’est-à-dire de la pomme de terre (Nutri-Score A) éventuellement précuite (Nutri-Score B). Il n’est pas possible de définir le Nutri-Score des frites telles que mangées en raison de la multitude des modes de préparation (type d’huile utilisée, température et durées de cuisson, ajout de sel…).
  • L’huile d’olive a un Nutri-Score C, parce que riche en calories pour 100g. Cela ne veut pas dire qu’elle n’est pas bonne pour la santé, mais dans les bonnes quantités.
  • Le saumon fumé à un Nutri-Score D parce qu’il contient beaucoup de sel, un élément qui pénalise le Nutri-Score.
  • Le Nutri-Score n’est pas suffisant pour avoir une alimentation équilibrée. Il faut pour cela respecter les principes de la pyramide alimentaire, et adapter la quantité et la fréquence aux besoins. N’hésitez pas à demander conseil à un diététicien.

*Séminaire Nutri-Score & Digitalisation des Soins de Santé, organisé à l’initiative de Nestlé dans le cadre de Nutrition Square les 9 (session FR) et 11 (session NL) février 2021.

Laurence Doughan
Nicolas Guggenbuhl