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Que ton activité physique soit ta médecine !

L’activité physique, c’est bon pour la prévention, mais aussi pour renforcer l’efficacité des soins nutritionnels. Bienvenue dans la Nutrition and Exercice Therapy (NEXT), thème de la dernière journée annuelle de l’Union professionnelle des Diététiciens de langue Française UPDLF.

Bouger plus et manger mieux, voilà qui peut paraître banal comme message tant c’est du déjà entendu. Pourtant, l’intérêt de coupler une activité physique aux mesures alimentaires est bien supérieur à ce que l’on peut penser. C’est en tout cas ce qui ressort de la journée annuelle de L’union des Diététiciens de langue Française (UPDLF), consacrée à la Nutrition in Exercice Therapy. Le Dr Séverine Macq (CHU Charleroi) a rappelé que 25 000 ans av. J.-C., l’Homo sapiens sapiens parcourrait entre 25 et 30 km par jour, ce qui est loin d’être notre cas actuellement. Pourtant, les bénéfices de l’activité physique sont nombreux : ils sont par exemple comparables à ceux obtenus avec des médicaments pour réduire la pression sanguine chez les bons répondeurs, et cela dès 3 semaines.

Bouger, mais combien ?

Il est conseillé de pratiquer une activité d’intensité modérée au moins 30 minutes par jour, 5 fois par semaine. Il ne suffit pas de marcher paisiblement, l’intensité doit être d’au moins 3,6 MET (Équivalent métabolique), ce qui correspond précisément à marcher au moins à du 5,4 km/h. Les bénéfices de l’activité sont documentés par un niveau de preuve A (donc le plus élevé), poursuit le Dr Macq. L’activité physique est même utile pour combattre la fatigue qui n’est pas soulagée par le repos.

Activité physique et microbiote intestinal

L’activité physique semble aussi exercer une influence favorable sur le microbiote intestinal. Plusieurs travaux indiquent une diversité bactérienne plus élevée chez les athlètes, notamment les rugbymans. Le Dr Julie Rodriguez (Louvain Drug Research Institute) rapporte que l’activité physique au cours d’une supplémentation en prébiotique renforce les effets bénéfiques. Ainsi, dans l’étude humaine food4gut, l’activité physique couplée à une supplémentation en inuline améliore la tolérance intestinale (moins de ballonnement, grondements, crampes) et a un effet sur le poids, contrairement à l’activité physique seule ou à l’inuline seule.

Pour Pierre Garin (Diététicien Nutritionniste du sport), la célèbre phrase d’Hippocrate « Que ton aliment soit ton seul médicament » ne suffit plus. Elle doit être complétée par de l’activité physique !

Retrouvez le mémo de la dépense énergétique par activité