Nestlé et le droit humain à l'eau

Nestlé reconnaît et soutient entièrement la décision de l’Assemblée générale des Nations Unies de déclarer l’accès à l’eau comme étant un droit humain.

En 2010, nous avons intégré la reconnaissance et le respect du droit humain à l’eau dans nos Principes de conduite des affaires du groupe Nestlé bien avant la prise de conscience officielle de ces valeurs par les Nations unies.

Le droit à l’eau est un élément essentiel de notre engagement plus vaste envers la gestion efficace de l’eau et, comme tel, nous nous attachons à garantir que nos sites et nos fournisseurs respectent le droit à l’eau des populations locales. Le point de référence utilisé est la recommandation de l’OMS de 50 à 100 litres d’eau par personne et par jour.

Sur la base du « CEO Water Mandate », que Nestlé a aidé à concevoir, nous avons publié en décembre 2015 des directives à l’attention de nos employés pour le respect du droit humain à l’eau. Pour sensibiliser, identifier les problèmes principaux et décider de plans d’action au sein de notre organisation, nous menons des évaluations de l’impact sur le droit humain et des analyses des ressources hydriques.

En outre, nous suivons une procédure de concertation publique avec Nestlé Waters sur tous nos sites d’embouteillage ainsi que d’audits des fournisseurs et d’évaluations des fermes dans les nombreux pays où Nestlé exerce des activités, particulièrement dans les régions pauvres en eau. En plus de respecter le droit humain à l’eau, nous soutenons l’accès à l’eau en faveur de nos employés, des communautés voisines de nos sites et de celles en contact avec nos fournisseurs ou touchées par ceux-ci. Cela comprend la mise en oeuvre progressive du pacte WASH (eau potable, assainissement et hygiène) du Conseil mondial des entreprises pour le développement durable (WBCSD) sur les lieux de travail.

De plus, par notre partenariat avec la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, nous soutenons les villages producteurs de cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana. Entre 2005 et 2017, 315.000 personnes ont bénéficié de l’accès à l’eau, à l’assainissement et à des installations sanitaires grâce à ce partenariat.

Pourquoi les propos du Président de Nestlé en 2013 semblaient-ils indiquer qu’il n’existe pas de droit humain à l’eau ?

Nous croyons sans équivoque que l’accès à l’eau est un droit humain fondamental. L’interview sur la vidéo est un clip extrait hors contexte d’un documentaire qui déforme le point de vue de notre Président. À plusieurs reprises, il a déclaré que toutes les personnes ont le droit de disposer d’assez d’eau potable pour leurs besoins d’hydratation et d’hygiène de base.

Le point de référence utilisé est la recommandation de l’OMS de 50 à 100 litres d’eau par personne et par jour. Il a affirmé son ferme soutien de la résolution 64/292 des Nations Unies sur le droit humain à l’eau et à l’assainissement.

Dans la vidéo, Peter Brabeck semblait exprimer son soutien en faveur de la privatisation des ressources hydriques. Est-ce la position officielle de Nestlé ?

Dans la vidéo, notre Président applique le mot « privatiser » au principe d’attribution d’une valeur à l’eau, non dans le contexte d’un transfert de sa propriété en tant que ressource. L’attribution d’une valeur à l’eau, notamment au-delà des directives de l’OMS de 50 à 100 litres par jour et par personne, encouragerait sa conservation et sa bonne gestion par ceux qui en font un usage plus intensif.