Acrylamide et rapports sur les risques sanitaires

Nous prenons très au sérieux les préoccupations liées à la présence d’acrylamide dans les aliments et les boissons. L’acrylamide se forme naturellement dans un très grand nombre de plats cuisinés ainsi que dans les boissons et peut apparaître au cours du processus de production ou bien lors de la préparation à la maison.

Nous poursuivons nos actions visant à réduire autant que possible les niveaux d’acrylamide dans nos produits. Nous soutenons également les autorités sanitaires en fournissant aux consommateurs des conseils sur la préparation des aliments permettant de diminuer la présence d’acrylamide.

Au travers de la Acrylamide Toolbox (la boîte à outils sur l’Acrylamide), Nestlé partage ses connaissances et ses données sur ce sujet. Ce dispositif, qui fait également partie du Code de bonnes pratiques (CdP) de l’acrylamide, concerne différentes catégories d'aliments et fait partie d’un ensemble d’initiatives prises par FoodDrinkEurope. Nous soutenons les propositions de l’UE visant à imposer, à l’échelle européenne, l’observation du CdP, sur la base de limites applicables.

Jusqu’à présent, nos efforts ont conduit à maintenir les niveaux d’acrylamide de nos produits en dessous des niveaux souhaités. Cependant, si la Commission Européenne imposait des restrictions plus strictes sans prendre en compte les limites actuelles des technologies et techniques destinées à cet usage, il se pourrait qu'il ne soit pas possible pour Nestlé et d’autres entreprises de se mettre en conformité.

Pour Nestlé, la sécurité de nos produits est une priorité non négociable.

Quelles mesures a prises Nestlé pour faire suite à la première évaluation complète des risques de l’acrylamide présentée par l’EFSA ainsi qu’à la publication de son avis scientifique sur l’acrylamide dans les aliments ?

L’évaluation exhaustive des risques présentée par l’EFSA ainsi que son avis scientifique va dans le sens des évaluations précédemment réalisées par le Comité d'Experts FAO/OMS sur les additifs alimentaires (JECFA). L’avis scientifique de l’EFSA souligne l’importance des efforts réalisés par l’industrie agro-alimentaire dans le but de réduire le niveau de l’acrylamide dans les aliments. Au travers de FoodDrinkEurope, Nestlé a fourni une quantité considérable de données à l’EFSA. Les membres de FoodDrinkEurope ont transmis plus de 37 000 données d’études sur différents produits alimentaires. Les résultats de ces recherches ont été enregistrés et régulièrement mis à jour dans l’Acrylamide Toolbox élaborée par FoodDrinkEurope en 2006. La Toolbox (boîte à outils), mise à jour en 2013, fournit des informations pratiques à l’attention des industriels afin de les aider à réduire les niveaux d’acrylamide dans différentes catégories d’aliments.

Comment Nestlé considère-t-elle la proposition de la CE visant à rendre l’application du CdP obligatoire ?

Nous pensons que la Toolbox (boîte à outils) est un instrument tout indiqué pour faire face au problème de l’acrylamide dans les aliments et les boissons: c’est pourquoi nous sommes favorables à une mise en place obligatoire de ses principes parmi les exploitants du système alimentaire, au travers d’un Code de bonnes pratiques (CdP). Ce système obligatoire conduira à la réduction des niveaux d’acrylamide dans les produits alimentaires et les boissons.

Nestlé appliquera-t-elle le CdP dans le monde entier ?

Tous les principes du CdP pour l’acrylamide ont déjà été appliqués dans nos fabriques à travers le monde. Sur tous nos sites de production, nous agirons donc en conformité avec la proposition de la CE en rapport avec le projet de règlement concernant l’acrylamide.

Qu’entend Nestlé par « limite applicable » concernant l’acrylamide présent dans les aliments et les boissons ?

Nous pensons que toutes limites indicatives en acrylamide devraient prendre en compte les technologies actuellement à la disposition de l’industrie agro-alimentaire afin que ces limites puissent être atteintes de façon réaliste. Pour certaines catégories de produits tels que le café, des limites arbitraires pourraient conduire à la disparition de produits des rayons, en raison des restrictions imposées par les mesures de limitation actuelles.

Est-ce que Nestlé est déjà parvenue à réduire les niveaux d’acrylamide dans ses produits ?

Oui. Nous sommes parvenus à réduire les niveaux d’acrylamide dans les céréales pour nourrissons, dans les petits pots pour bébés et dans les biscuits pour bébés en utilisant la Acrylamide Toolbox (la boîte à outils de l’acrylamide) élaborée par FoodDrinkEurope. Nous continuons d’étudier différents moyens visant à réduire les niveaux d’acrylamide dans d’autres catégories de produits grâce à notre propre programme de R&D.

Café

A quoi correspondent les niveaux d’acrylamide contenus dans [Nescafé], [Nespresso] et [Nescafé Dolce Gusto] par rapport aux autres cafés ?

Les niveaux correspondent aux quantités observées dans le café en général.

Que fait Nestlé pour réduire la quantité d’acrylamide dans le café ?

Nous contribuons à la recherche permettant de mieux appréhender la formation de l’acrylamide dans le café. Nous évaluons différentes approches et nous nous impliquons dans la réalisation de l’Acrylamide Toolboox (la boîte à outils de l’acrylamide) élaborée par FoodDrinkEurope. Jusqu’à présent, aucune technique n’a prouvé son efficacité dans la réduction des niveaux d’acrylamide dans le café sans affecter pour autant l’arôme et le goût du produit final.

Combien d’acrylamide contient le café ?

Le niveau d’acrylamide varie en fonction de la façon dont les grains sont torréfiés et de l’intensité du café. Les données en rapport avec la présence d’acrylamide dans le café sont habituellement exprimées pour du café en poudre et non pas selon la quantité contenue dans une tasse de café, tel qu’il est consommé. La « valeur indicative » déterminée par l’UE pour le café soluble est de 0,9 mg/kg soit environ 1,8 microgrammes par tasse.

Quelle est la contribution du café dans l’apport alimentaire total en acrylamide issu de sources alimentaires ?

Plusieurs études fournissent une estimation de l’apport alimentaire en acrylamide. Les chiffres varient considérablement d’un peu moins d’un dixième à plus d’un tiers de l’apport alimentaire total en acrylamide.

Combien de tasses de café faudrait-il boire pour dépasser le niveau de sécurité en apport d’acrylamide ?

Les autorités sanitaires n'ont pas déterminé de niveau de sécurité concernant l’apport en acrylamide et le JECFA estime qu'il est actuellement impossible de déterminer avec précision le niveau à partir duquel cette substance présente un risque pour la santé humaine.

Le café augmente-t-il le risque de cancer ?

Les autorités de sécurité des aliments estiment qu’une consommation modérée de café ne présente pas de risque. De nombreuses études scientifiques indépendantes concluent qu'une consommation accrue de café pourrait réduire le risque de développer certains cancers. Récemment, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), agence de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a conclu que le café « était inclassable quant à sa cancérogénicité pour l'homme » (Groupe 3), ce qui signifie qu’aucune preuve scientifique n’appuyait une possible relation de cause à effet entre la consommation de café et le cancer.